Numéro 1

L’épreuve orale du concours c’est :
15 minutes de préparations pour 10 minutes d’exposé puis 10 minutes de questions, ça va très vite, il faut être concentré et ne surtout pas se disperser.
Généralement, les personnes qui réussissent cette épreuve se sont entraînées à l’oral au préalable ou ont été entraînées. La gestion de son temps ne s’improvise pas.

Numéro 2

Le jury peut demander de vous présenter, votre parcours et votre projet de financement (parfois très succinctement, parfois de manière plus détaillée, parfois pas du tout).
De nombreuses personnes s’interrogent sur l’importance de cette partie, alors qu’elle n’en a que très peu en vérité. Ce qui compte surtout c’est l’exposé du cas concret !

NB : Votre plan de financement doit cependant être solide. Si le jury pense que vous risquez de faire un report, il y a des chances que ça ne fasse pas pencher la balance en votre faveur.

Numéro 3

Évitez absolument l’effet tunnel.
L’effet tunnel c’est quand vous posez un diagnostic d’emblée sans imaginer que ça puisse être autre chose. Le cas que l’on vous donnera pour l’oral sera volontairement évasif et succinct.
Il y a sûrement un diagnostic qui semble plus probable mais ça ne veut pas dire que c’est le seul !

Exemple : Jeune femme de 24 ans douleur abdominale, pression artérielle à 8 / 5 et pouls à 100.
Le diagnostic le plus probable semble être la GEU rompue mais il y a beaucoup d’autres possibilités à explorer.
A-t-elle des traitements mal dosés ?
A-t-elle des traces de coups sur l’abdomen ?
A-t-elle subi un choc violent ?

Point annexe mais très important :
Ne pas oublier de traiter la douleur, même si ce n’est pas le problème principal.
C’est toujours en votre faveur d’y penser mais ça sera un mauvais point si vous l’oubliez.

Numéro 4

Prévenir le médecin est indispensable => l’oublier est une faute très grave.
Dans le même genre, on n’oublie pas d’appeler à l’aide (ses collègues en structure ou les passants si on se trouve dans la rue) et de déléguer si nécessaire (pour les bilans par exemple).
Durant votre exposé si vous vous rendez compte que vous ne l’avez pas dit, marquez un temps à la fin en le spécifiant “j’ai oublié un point important qui était de prévenir le médecin…”

Numéro 5

Prioriser les actions.
Si c’est un choc anaphylactique suite à une pose d’antibiotique, on stoppe d’abord l’antibiotique, PUIS on appelle à l’aide, PUIS on entame la prise en charge.
Cela semble bête dit de cette manière mais il y a plein de situations où ne pas prioriser vous fera aller droit dans le mur.

Un autre exemple du même genre :
Lors de la prise en charge d’un choc hémorragique, la place du bilan sanguin est importante, certes, mais ce n’est pas la priorité !

Numéro 6

On se remet en question.
La plupart du temps si le jury pose une question c’est :
– soit car un point semble flou (ou faux)
– soit pour approfondir, car ils vous sentent à l’aise
– soit pour vous montrer que vous dépassez vos limites

Quand on ne sait pas, on le dit ! On ne brode jamais !

Mieux vaut quelqu’un qui connaît ses limites que quelqu’un qui se lance à corps perdu dans une prise en charge au risque d’être dangereux.

Numéro 7

Soyez sûrs de ce que vous dites !
Vous savez que votre prise en charge est bonne, car elle est recommandée par la SFAR (par exemple).
Le jury pourra vous questionner sur tout ce que vous avancez, donc attention à ne pas vous lancer dans un domaine que vous ne maîtrisez pas !

Exemple : Dites : « je mets en place l’ECG » plutôt que : « je mets en place un ECG 12 dérivations »…
Soyez sûrs qu’on va venir vous chercher sur l’intérêt d’un 12 dérivations, sur les territoires que vous allez observer et ce que vous pourriez espérer voir.
Donc à moins de maîtriser un sujet aussi difficile… évitez !

Numéro 8

N’essayez pas d’amener le jury sur la voie que vous voulez !
C’est très compliqué et dangereux.
Pourquoi ? Parce que vous risquez d’oublier de dire quelque chose d’essentiel et un oubli… c’est un oubli !
Les questions du jury servent à savoir si vous avez bien compris votre sujet, ils ne cherchent pas à vous piéger. Donc en évitant d’étayer une situation vous risquez juste de perdre des points en faisant comprendre, malgré vous, que vous ne savez pas.

Numéro 9

Connaître les limites de son rôle, quel acte est sur prescription ou sur rôle propre et surtout le dire !

Numéro 10

Adopter un vocabulaire professionnel.
C’est évident, mais on évite les “je pique le patient” on va préférer dire “je prélève un bilan sanguin”.
On parle clairement en regardant le jury et on évite les tics gestuels et de langages !

Vous avez les principales clés en main, il ne reste qu’à réviser, à vous entraîner et à réussir !